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Alléno veut sauver la gastronomie française

Tchin © Divine Comédie

 

Vous avez gagné au Loto, à l’Euro machin même… ? Je connais un endroit où flamber votre cagnotte. Yannick Alléno, triple étoilé du Meurice, à Paris, se lance dans le réveil de la gastronomie française à Courchevel. Le nom de cette table est évocatrice : le 1947, millésime le plus fameux du prestigieux Cheval blanc. Tout un programme ! Cet établissement d’un nouveau genre s’est effectivement donné comme mission de prouver que la gastronomie à la française n’est pas morte. Dans l’une des stations de sports d’hiver les plus courues, le Lozérien a monté un truc de dingue : 12 cuistos pour une vingtaine de convives uniquement. Pas mal… Dans ce lieu d’exception, Yannick Alléno s’est fait plaisir. Il a voulu créer une ambiance zen. Le client passera ainsi des sas de décompression pour pénétrer dans une bulle conviviale où on lui promet une expérience culinaire et des vrais produits travaillés en direct devant le gourmand : un potage, un os à moelle cuit à la plancha, décortiqué, et garni d'aiguillettes de bœuf et d'un croûton au caviar, un turbot de 7 kilos, un chapon de Bresse… Sans doute échaudé par le succès des chefs étrangers, l’espagnol Ferran Adrià Acosta (el Bulli) ou encore le Danois René Redzepi (Noma), le chef tricolore idéalise son restaurant comme un étendard de la cuisine française. Ouverture des portes le 10 décembre pour le 1947, limité à 2500 places seulement par an.

PL

 

 

Publié le 06/01/2012
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